Budget de l'État · Millésime
Dépenses du budget 2013
Budget général : 395,5 milliards d'euros de crédits de paiement en loi de finances initiale pour 2013.
Cette page décrit une année budgétaire ancienne. Elle ne dit pas ce que le budget est aujourd'hui.
En loi de finances initiale pour 2013, les crédits de paiement du budget général étaient ouverts à hauteur de 395 484 millions d'euros, soit 395,5 milliards. L'Assemblée nationale, dans l'équilibre discuté avec le texte, faisait apparaître en face des recettes fiscales brutes de 394 780 millions, des recettes non fiscales de 14 208 millions, et des remboursements et dégrèvements de 96 164 millions retranchés des deux côtés.
L'article 61 de la même loi fixe le solde général, tous budgets et comptes spéciaux compris, à −62,3 milliards. Le total de 395,5 milliards est celui du budget général seul. Il n'inclut pas les budgets annexes ni les comptes spéciaux. Le dépliant officiel de 2013 additionnait l'ensemble des missions de l'État, comptes spéciaux compris, à un montant bien plus élevé (587 milliards de crédits de paiement). Comparer 395 milliards à « toute la dépense publique » ou même à « toutes les missions y compris les comptes de concours » est une erreur d'unité.
Les masses qui structuraient l'année
Trois missions donnaient le ton du budget général, en millions d'euros de crédits de paiement :
| Mission | Crédits de paiement |
|---|---|
| Remboursements et dégrèvements | 96 164 |
| Enseignement scolaire | 64 002 |
| Engagements financiers de l'État | 56 149 |
Ces lignes sont celles du dépliant ministériel ou de l'article 61 de la loi. Les remboursements et dégrèvements ne sont pas une politique publique au sens de l'école ou de l'armée. Ce sont, pour une large part, la mécanique de l'impôt : la TVA restituée aux entreprises, les dégrèvements. Les compter comme une « dépense choisie » au même titre que l'enseignement gonfle le budget sans rien dire de ce que l'État décide.
Les engagements financiers de l'État portent notamment la charge de la dette. Le dépliant officiel les inscrit à 56 149 millions.
Le reste des missions — culture, justice, sécurité, écologie, outre-mer, travail, et les autres — n'est pas détaillé ici : il ne sera repris que relu ligne à ligne sur le même dépliant.
Pourquoi lire par mission
Le nom d'une mission dit quelle politique est financée. Le crédit dit de combien. Le plafond d'emplois dit avec qui. Sans les trois, « on dépense trop pour l'école » ou « pas assez pour la défense » n'est pas une phrase vérifiable.
La même lecture, sur un millésime récent, est faite pour la loi de finances 2026.