Dossier
Budget de l'État
Ce que la loi de finances autorise l'État à percevoir et à dépenser. Pas le déficit public, pas le budget de la Sécurité sociale.
Le budget de l'État est le document, voté chaque année, qui autorise l'État à percevoir l'impôt et à dépenser. Il ne décrit pas toute la dépense publique. La Sécurité sociale a sa propre loi. Les communes, les départements et les régions votent les leurs. Les additionner sans le dire est la façon la plus sûre de ne plus savoir qui décide. Le détail de cette séparation est dans Il n'y a pas un budget de la France.
Deux colonnes
Une loi de finances tient en deux questions.
D'où vient l'argent. Des recettes fiscales (TVA, impôt sur le revenu, impôt sur les sociétés, taxes intérieures sur l'énergie, et les autres), des recettes non fiscales (dividendes, amendes, redevances), et parfois des fonds de concours. Une partie de ce qui est encaissé ne reste pas à l'État : elle est prélevée sur les recettes et reversée, surtout aux collectivités et à l'Union européenne.
À quoi il est ouvert. Les dépenses sont votées par mission — enseignement scolaire, défense, justice, et les autres — puis par programme. La loi fixe des autorisations d'engagement, des crédits de paiement, et un plafond d'emplois. Autoriser n'est pas encore payer. Ce qui a été réellement dépensé se lit l'année suivante, dans la loi de règlement.
Ce que ce dossier ne confond pas
Le solde budgétaire de l'État est celui de cette comptabilité-là. Le déficit public additionne l'État, la Sécurité sociale, les collectivités et divers organismes, dans la comptabilité nationale. En 2025, ces grandeurs ne coïncidaient pas. Le repère sur le 5,1 % les distingue.
Le dossier qui suit reprend la carte tenue sur ce site entre 2012 et 2016 : recettes, impôts, prélèvements, dépenses, dette. Les mécanismes qui n'ont pas changé sont réécrits au présent. Les barèmes et les noms qui ont changé — l'ISF devenu IFI, la TIPP devenue TICPE, l'impôt sur le revenu prélevé à la source — sont ceux d'aujourd'hui. Le budget 2013 reste en ligne comme millésime, pas comme description du présent.