Le recours de l'État aux cabinets de conseil a fait débat en 2022. Depuis, une annexe au projet de loi de finances le retrace chaque année. La question de ce repère : combien l'État dépense-t-il aujourd'hui en conseil, et la promesse de réduction a-t-elle été tenue ?
De 271,5 à 59,9 millions d'euros
| Conseil en stratégie et organisation, engagements (autorisations d'engagement) | M€ |
|---|---|
| 2021 | 271,5 |
| 2022 | 137,3 |
| 2023 | 73,4 |
| 2024 | 96,1 |
| 2025 | 59,9 |
Source : rapport « Recours aux conseils extérieurs », annexe au PLF 2027, partie 1.3. Périmètre : budget général de l'État et comptes spéciaux dotés de crédits.
Selon le rapport, ces dépenses ont baissé de 78 % entre 2021 et 2025, pour atteindre « leur niveau le plus faible depuis la mise en place de ce suivi en 2021 », après un rebond en 2024.
Par ministère, en 2025, les plus gros engagements concernent l'aménagement du territoire et la décentralisation (14,5 millions d'euros), les Armées (12,7 millions), la transition écologique (6,8 millions) et le pôle travail, santé, solidarités et familles (5,2 millions).
Ce que ces chiffres ne disent pas
- Ce n'est pas tout le conseil. Le suivi porte sur huit catégories de prestations (stratégie et organisation, communication, audit, recrutement, juridique, études…) commandées par l'État sur son budget général et ses comptes spéciaux. En sont exclues les prestations réalisées par des personnes publiques, les contrôles réglementaires obligatoires et les prestations sur lesquelles les ministères n'ont pas de marge de choix ; les dépenses propres des opérateurs, des hôpitaux et des collectivités n'y figurent pas.
- Un engagement n'est pas une dépense de l'année. Les montants sont des autorisations d'engagement, qui peuvent être payées sur plusieurs années, et comprennent des annulations de commandes passées.
- L'ordre de grandeur est faible au regard du budget. 60 millions d'euros représentent environ 0,01 % des crédits du budget général de l'État (calcul Comptes Publics).